ACCUEIL LA SECC INFO SUR LA RACE MEMBRES FORMULAIRES ETALONS ÉLEVEURS EVENEMENTS PHOTOS À VENDRE BOUTIQUE HISTOIRES LIENS CONTACTEZ-NOUS ENGLISH

Histoires


Une histoire qui concerne mon grand-père paternel et ses chevaux canadiens

Lorsque mon grand-père était jeune marié, il avait des chevaux canadiens comme moyen de transport pour aller travailler. Une jument prénommée La Baie et un étalon prénommé James.

Ces chevaux étaient tellement habitués de faire le trajet de la maison au travail et vice-versa que mon grand-père me racontait qu'il n'avait qu'à donner l'ordre: "maison" ou "travail" et les chevaux se rendaient à l'endroit demandé.

Hors, une journée, mon grand-père a donné l'ordre "maison" et il s'est assoupit dans sa voiture pensant profiter de ce trajet pour se reposer un peu avant le souper. Mais sur la route du retour, pour lui jouer un tour, un voisin qui demeurait à trois maison de chez-lui a arrêté les chevaux, leur a fait faire demi-tour et a ordonné "travail"!

Lorsque mon grand-père a ouvert les yeux, il n'était pas rendu à la maison mais bien de retour au travail!

À chaque fois qu'il nous contait cette histoire, mon grand-père terminait toujours avec la phrase suivante: " J'ai toujours pu compter sur mes chevaux pour me mener à bon port mais pas sur mes voisins"

En espérant que cette petite histoire vous a fait sourire!

Caroline

Version imprimable du histoire de Caroline © 2008


Un rêve devenu réalité
Kurt Nielsen, © 2007

Il faut parfois 40 ans pour réaliser le rêve de notre vie. C’est à ce moment de ma vie que l’idée d’acheter un cheval, qui me trottait dans la tête depuis des années, s’est finalement transformée en déclaration : « tu auras un cheval à toi ». Je voulais essentiellement un cheval pour me balader dans les sentiers et me tenir compagnie et je me disais qu’avec beaucoup de patience, d’efforts et d’amour, je deviendrais peut-être, un jour, un véritable cavalier.

La réalité m’a frappé un samedi de juillet, vers 12 h 30, pendant que j’assistais au Stampede de Calgary pour la première fois.Ayant grandi à Winnipeg, je n’avais jamais eu l’occasion d’assister à cet événement, mais j’ai profité de mon déménagement pour remédier à la situation et assister au Stampedecomme tout bon Albertain.

Je suis allé au SaddleDomepour assister à la parade des races. Les chevaux et les cavaliers défilaient un par un et effectuaient une boucle sur le terrain pendant que l’annonceur vantait les qualités des chevaux. C’est alors qu’il a fait son entrée :incroyablement beau, sa crinière aussi noire que sa robe flottant au vent, son allure noble… Avant même que l’annonceur ne commence à parler, j’étais convaincu qu’il s’agissait du cheval le plus majestueux que je n’avais jamais vu, puis, j’ai entendu l’annonceur préciser que c’était un Canadien, le cheval emblématique du Canada! J’ai toujours été fier de mon pays, et j’ai senti ma fierté se gonfler en voyant ce cheval manœuvrer dans l’arène. Je savais que je devais avoir un tel cheval dans ma vie!

À mon retour à la maison, j’ai immédiatement entrepris des recherches sur cette magnifique race.J’avais déjà lu beaucoup de magazines équestres sans toutefois avoir entendu parler du cheval canadien. En fouillant dans les livres et sur Internet, j’ai souvent interrompu mes recherches en me disant que si partir à la recherche du cheval de mes rêves était une chose, en devenir propriétaire était une autre paire de manches. N’ayant pas grandi avec les chevaux, je n’y connaissais pas grand-chose. L’expérience allait s’avérer déstabilisante et j’avais peur de ne pas être en mesure de créer un environnement convenable pour un cheval. Posséder un cheval représente de nombreuses responsabilités et je savais qu’on ne pouvait en aucun temps compromettre sa qualité de vie : ce n’est pas comme acheter une tortue quand on est un enfant et qu’on sait que maman s’en occupera. Lorsque j’ai parlé de ma décision à mes amis et à mes collègues, plusieurs ont cru que ça allait passer.Au contraire, ça n’allait pas passer, ce n’était pas la crise de la quarantaine auquel cas l’achat d’une voiture sport allemande aurait été bien plus simple et bien moins cher que celui d’un cheval.

Après plusieurs conversations téléphoniques hésitantes, je me suis rendu chez Double DiamondCanadiansà Brule, en Alberta par une journée ensoleillée du mois de mars. J’avais profité de l’automne et de l’hiver pour me documenter sur le cheval canadien et sur les soins généraux à apporter à un cheval.Dave et Lynda Flato ont passé environ cinq heures à me montrer les différents chevaux à vendre, à me décrire les caractéristiques des Canadiens, à me poser des questions sur le type de cheval que je voulais. C’était la première fois que j’étais aussi près d’un Canadien. J’ai été impressionné par leur douceur; je me sentais en sécurité avec les dix poulains et leurs mères juste à côté de moi. Ils étaient tous curieux et voulaient simplement s’approcher de moi.Un poulain ressortait du lot : il était unique. Il laissait sa tête reposer sur mon épaule quand je le flattais avec ma main et il semblait se contenter de ma présence. Âgé de presque deux ans, ce Canadien d’Henryville à la robe foncée a su conquérir mon cœur en me suivant à la trace pendant que je me promenais dans l’enclos. Je n’avais jamais pensé acheter un cheval qui n’avait pas été dressé. J’étais à la recherche d’un cheval prêt à être monté, c’est-à-dire que je pourrais monter sur-le-champ et qui m’obéirait parfaitement (comme j’étais naïf), mais ce jeune cheval inexpérimenté était là, devant moi, qui était encore plus inexpérimenté. C’est alors qu’un sentiment intense m’a envahi. Je ne voulais pas d’un cheval déjà blasé qui ne réagirait pas à mes erreurs de débutant. Je voulais tout vivre de l’apprentissage de l’équitation, ce qui m’aiderait à comprendre comment on dresse un cheval. Cet apprentissage est important. Après tout, aurais-je une autre chance par la suite? Je ne rajeunis pas et je n’ai pas de place pour avoir autant de chevaux que je le souhaite. Ce cheval serait probablement mon premier et mon dernier. Pourquoi ne pas commencer par le début et entreprendre ce processus d’apprentissage avec un jeune cheval?

Une autre visite chez Double Diamonddeux semaines plus tard m’a suffi pour prendre ma décision.Après les deux plus longs mois de ma vie, DDD Cromwell Phil (Soren, à l’écurie) a fait son entrée dans ma vie, huit jours avant son deuxième anniversaire. Je me sentais comme un enfant qui attend la visite du Père Noël.

Certaines personnes qui connaissaient bien les chevaux me croyaient fou : un cheval qui n’était pas débourré monté par un cavalier tout aussi inexpérimenté! Elles pensaient que ce serait trop de travail pour moi et que je faisais une erreur. Je suis persuadé que ces gens n’avaient aucune idée du potentiel du cheval canadien.

Notre première année ensemble a été toute une aventure! Disons qu’on a vécu quelques moments plutôt éprouvants… Soren et moi apprenons au fil du temps. Les moments difficiles ont été éclipsés par les joies incomparables que j’ai vécues au cours de la dernière année et demie : la première fois que j’ai mis une selle à Soren,Soren qui accepte la bride et le licou, Sorien qui joue avec son ami Moses, son camarade d’enclos et son frère chez Double Diamond.Parmi tous ces succès, aucun ne suscite autant de joie que de voir que Soren m’accepte et qu’il aime être près de moi. J’ai connu beaucoup de propriétaires de chevaux qui, dans toute leur vie, n’ont jamais senti de lien aussi fort alors que tous les propriétaires de chevaux canadiens que je connais sont passionnés par la race, et ça paraît.Je suis impressionné par la quantité de gens qui acceptent de m’aider et de répondre à mes questions du mieux qu’ils peuvent; je ne sais pas si c’est une histoire de Canadiens ou si tous les amateurs de chevaux sont ainsi… À tous ceux qui m’ont dit que je faisais une erreur en achetant un cheval, sachez que j’ai beaucoup de nouveaux amis, qui ont également des chevaux et qui m’ont énormément aidé et soutenu afin que je réussisse dans cette grande aventure.
Mes préoccupations quant à savoir si je ferais un bon propriétaire se sont envolées lors de la première visite du vétérinaire, qui n’avait pas vu Soren depuis son achat un an plus tôt. Le Dr Fryer a dit qu’il semblait très bien se porter et qu’il se comportait aussi bien au cours de l’examen, puis elle a dit ces mots, qui ont fait l’effet d’une douce musique à mes oreilles. Elle a dit qu’on pouvait facilement voir qu’il me faisait confiance. Je le savais au plus profond de moi, mais ça a été très significatif d’entendre quelqu’un d’autre le dire.

Aujourd’hui, près de deux ans après que Soren ait fait son entrée dans ma vie, lorsque je le regarde par la fenêtre, lorsque je l’emmène marcher le long de la route et que je vois l’émerveillement dans ses yeux ou lorsque quelqu’un comment la photo de lui qui trône fièrement sur mon bureau au travail, je sais que les rêves se réalisent. Mon cheval n’est plus seulement un rêve!

Kurt Nielsen,
Passionné d’un cheval canadien tout aussi passionné

Version imprimable du histoire "Un rêve devenu réalité"


Veuillez communiquer avec nous si vous avez une histoire incluant votre cheval canadien. Il nous fera plaisir de la plublier.  Marie-Josée Proulx, courriel: info@canadreamfarm.com